Croque dans ma peau avec autant d'élégance que dans une pomme, et dis-moi le sentiment que tu éprouves.
Suis-je aussi bonne que ce fruit interdit? Et mon sang est-il aussi sucré que cette autre que moi?
Je t'ordonne d'avaler toute la haine qui me paralyse, recrache la si ça t'enchante, mais débarrasse en moi...
Freud si tu es là, attache-moi aux barreaux de ce lit, menotte-moi, enchaîne-moi et frappe-moi! Exorcise-moi au plus vite, fais disparaître de mon esprit cette image de poignard venant trucider ce c½ur criminel, cet organe voleur d'espoir, ce vautour méprisant!
Mes yeux se retournent, mes veines gonflent, mon c½ur s'emporte, mes lèvres tremblent et je le veux à mes pieds! Je jouirai de pouvoir le regarder de haut et de pouvoir l'écraser comme une simple fourmi!
Cet être qui grandit en moi me procure toute cette haine, ma raison ne reprend pas le dessus, je le veux à terre,
je me veux en paix. Si il le faut je tuerai ce qu'il y a en moi, ce qu'il y a en lui tout comme on a tué ce qu'il y
avait en nous. Je respirerai sa peur une dernière fois avant de lui inculquer mon savoir-vivre. Ce monde n'est pas le mien, il n'a jamais été, et il ne sera jamais celui qu'il prétend être. Ce n'est qu'un hémisphère de poison, un globe d'hypocrisie, une terre fertile d'illusions. L'être humain est le brouillon de l'être parfait! Mais fort
heureusement ce brouillon ne s'achèvera jamais. Il se détruit à petit feu, car de toute évidence la nature fait
bien les choses, elle détruit toujours ce qui ne mérite pas d'exister.
Je suis cette chose pensante, cette chose absente, cet embryon de vengeance! Cet être éphémère, ce bout de chair en colère!
Je crache ces mots simplement par la force d'un doigt sur une touche de clavier, je vide mon esprit de pensées
inutiles, je purge mon c½ur de toute douleur, avec comme source d'inspiration les mélodies morbides de ce
personnage aux idées délicieuses.
je t'aime petit être sans lendemain, j'aime cet esprit dérangé, j'aime cette provocation amère...





